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Les Vêpres à la Vierge. Tel : 0323207751   MONTEVERDI

Samedi 25 Mars 2017 - 20:30
GUIGNICOURT, Église Saint Pierre,

Dimanche 26 mars 2017, 17h à Reims Chapelle Saint Joseph MONTEVERDI : Les vêpres à la vierge

Choeur de chambre du choeur Nicolas de Grigny Ensemble les Muses Galantes Jean-Marie PUISSANT direction.

  LES VEPRES DE LA VIERGE DE CLAUDIO MONTEVERDI

 Les Vêpres de la Vierge de Claudio Monteverdi atteignent les sommets de l'art musical. Elles représentent d'une part la synthèse des genres dans lesquels Monteverdi excelle. D'autre part, avec leur dimension de musique sacrée, elles demeurent une musique d'office et laissent apprécier une nouvelle esthétique donnant vie, mouvement et expression aux récits bibliques. Composées à Mantoue entre 1608 et 1610, dans la foulée de l'Orfeo, elles ont été offertes au pape Paul V. C'est une œuvre sonore somptueuse et sans précédent : double chœur mixte, l'ensemble instrumental composé d'un ensemble de cordes, luth, clavecin, orgue positif, flûte à bec, cornets à bouquin et saqueboutes. Les Vêpres sont une œuvre-fleuve et composite, succession de psaumes, Dixit dominus, motet, sonate, hymne et Magnificat, dans laquelle le compositeur déploie une grande habileté à varier les mélanges de voix et d'instruments, mais aussi une grande virtuosité dans l'opposition théâtrale de l'ancien et du nouveau, plain-chant, style antico, style concertant, double chœur à la vénitienne, et cette fameuse seconda prattica qui associe belle mélodie (bel canto) et harmonie rutilante nouvelle (au moins sur la scène des musiques savantes), qui fera de Monteverdi le père historique de l'harmonie tonale. On voit en effet au sein des Vêpres toute la gamme des différentes techniques d’écriture de Monteverdi, et c’est cela qui caractérise cette œuvre : une encyclopédie de genres, de formes, et de styles: structures strophiques embellies de variations, versets en faux-bourdon avec cadences ornées, cantus firmus sur lequel se développent des dialogues ornés de ténors, de soprani et de basses en alternance.  Contrairement à la convention qui fait doubler les parties vocales par des instruments, Monteverdi ne le demande explicitement qu’à deux reprises : dans l’introduction et dans la section finale du Magnificat. Si plus tard on a reproché le théâtralisme de  la musique baroque italienne, ici au contraire on a peut-être affaire à la musique la plus recueillie et la plus  liturgique. 

 L’ ENSEMBLE  LES  MUSES  GALANTES

 L’Ensemble Les Muses Galantes, avec les compétences de l'Association Euterpia, s'est donné comme objectif de diffuser la musique baroque et classique sur instruments anciens, à la fois par une esthétique musicale exigeante et une simplicité d’approche du public. Sous l’impulsion de la violoncelliste Louise Audubert, les chanteurs et instrumentistes des Muses Galantes se retrouvent pour transmettre, à travers des programmes variés et originaux, leur passion pour la musique des XVIIe et XVIIIe siècles. Issus pour la plupart du Conservatoire Supérieur de Paris, les musiciens ont à cœur, par leur démarche personnelle en faveur des répertoires historiques et les recherches sur les pratiques de l’époque, de faire de la musique dite "ancienne" une musique de notre temps. Un travail minutieux sur la texture, l’articulation et le phrasé des voix comme des instruments anciens permet alors de préserver à ce riche répertoire un caractère vivant. 

LE CHŒUR NICOLAS DE GRIGNY

Toujours aussi éclectique dans ses choix musicaux, Jean-Marie Puissant, après avoir dirigé des œuvres de Vivaldi, Haendel, Mozart, Brahms, Fauré , Britten ou Hyowon Woo aborde aujourd'hui, avec le chœur de chambre du Chœur Nicolas de Grigny, l'une des plus grandes œuvres du répertoire baroque, Les Vêpres de la Vierge de Monteverdi.